Vu sur le blog PLANTE CARNIVORE

La reproduction par bouturage de feuilles est très facile à réaliser avec beaucoup de Drosera. Si la multiplication par semis permet d’obtenir plus de plantes, la pollinisation nécessite d’attendre la fin de l’été, en plus de ne pas toujours être fructueuse.

Contrairement à Drosera capensis ou Drosera aliciae qui produisent chaque année des graines toutes seules, Drosera filiformis n’est pas autoféconde. Le bouturage de feuille est facile à réussir avec cette espèce et permet d’obtenir des plantes adultes plus rapidement que par semis, ce qui est généralement le cas par reproduction végétative.

Plantules de Drosera filiformis var. tracyi

Plantules de Drosera filiformis var. tracyi - Les plus jeunes feuilles sont déjà mises à profit pour la capture !

La plante déroule dès le printemps quantité de longues feuilles filiformes (ce n’est pas pour rien qu’elle a été nommée filiformis). Un tronçon de quelques centimètres, posé sur de la tourbe humide et partiellement recouvert, constitue une réserve de vie qui sera mise à profit pour créer de nouvelles plantes, avec feuilles et racines.

Sous notre éclairage d’appoint pour l’hiver, au chaud dans la serre tropicale, des plantules déjà généreuses en mucilage sont nées à partir de portions de feuilles. Il s’agit ici de Drosera filiformis var. tracyi. On devine, en diagonale, le morceau qui a été utilisé.

Florent

Article original : http://www.plante-carnivore.fr/des-boutures-reussies/

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En plein Karnivores World Tour, Alain Kern arpente actuellement le relief de Nouvelle-Zélande à la recherche des plantes carnivores endémiques…

La première espèce croise son chemin près du lac Rotoiti (région de Tasman), au nord de l’ÃŽle du Sud, sur la chaîne alpine. Au programme : paysages luxuriants, tourbières à sphaigne, et le très joli Drosera arcturi !

Avec Drosera stenopetala, Drosera arcturi constitue le binôme de Drosera de montagne présents en Nouvelle-Zélande. Si le nom spécifique arcturi évoque l’Arctique, c’est en fait un dérivé latin de Arthur, qui fait ici référence au Mont Arthur, où les premiers spécimens à l’origine de la description de l’espèce ont été découverts.

Actuellement en pleine croissance estivale, la plante érige de superbes limbes jaunes et rouges. Leur faible nombre, sur une même plante, est compensé par une couverture quasiment intégrale en poils à mucilage, ce qui maximise la surface de capture.

La floraison de Drosera arcturi, qui devrait intervenir en février, marquera la fin de la saison de croissance, et les feuilles commenceront à réduire pour finalement ne laisser qu’un hibernacle en surface ou légèrement sous la mousse (bien visible sur la photo ci-dessous).

Découvrez le récit de voyage et les images dépaysantes sur le blog voyages d’Alain  : Drosera arcturi en Nouvelle-Zélande

Un spécimen de Drosera arcturi observé par Alain en Nouvelle-Zélande

Un spécimen de Drosera arcturi observé par Alain en Nouvelle-Zélande

Florent

Article original : http://www.plante-carnivore.fr/plantes-carnivores-des-antipodes/

Tillandssia scaposa en fleur

Tillandssia scaposa en fleur

Jusqu’à ce soir, Tillandsia scaposa vous est proposé à 4€ au lieu de 6€. Ce Tillandsia de culture facile rougit fortement avant et pendant la floraison, puis se divise en produisant de nouvelles plantes qui fleuriront à leur tour.

Sarracenia en plein hiver

Sarracenia en plein hiver

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En hiver, je reçois beaucoup d’e-mails de cultivateurs inquiets de laisser leurs plantes carnivores à l’extérieur. Par leurs origines géographiques très variées, toutes ne sont pas égales face au froid. Alors que faire avec ses plantes en hiver ?

Si votre plante est au chaud et que vous vous rendez compte qu’elle doit être au frais, ne la placez pas précipitamment dehors, car les feuilles des plantes ont besoin de temps pour s’adapter aux températures basses, d’où l’importance d’une culture à l’extérieur toute l’année pour les espèces qui ont besoin de saisons marquées, en évitant les variations très brutales. Vous pouvez soit les placer dès maintenant dans un endroit plus frais (local frais, véranda…) soit attendre un bon mois ou plus selon votre région pour éviter les grosses gelées, et enfin mettre votre plante au grand air pour qu’elle profite de quelques semaines fraîches… ce sera mieux que rien, certainement beaucoup mieux qu’un hiver complet à 20°C.

Hormis le volume de substrat, la date du dernier rempotage a son importance dans la résistance des plantes au gel. Par exemple, une dionée rempotée cet été vivra un hiver plus difficile qu’une dionée qui est installée et en bonne santé dans son pot depuis 1 an et plus. Il faut du temps pour que les plantes soignent et rétablissent parfaitement leurs racines, pour retrouver leur vigueur et leur résistance d’origine.

Maintenant, voici un pense-bête avec les préférences des principaux genres de plantes carnivores et quelques conseils.

  • Sarracenia, Darlingtonia, Drosera des hautes latitudes (Drosera intermedia, Drosera rotundifolia, Drosera anglica), Pinguicula des hautes latitudes (Pinguicula vulgaris, Pinguicula grandiflora…) sont les plantes carnivores les plus rustiques et tiennent sans problème -15°C (si acclimatées, comme expliqué ci-dessus).
  • La Dionaea muscipula peut résister à des températures semblables durablement (testé et approuvé… enfin éprouvé !) mais à certaines conditions seulement : grand volume de substrat, papier bulles autour du pot, cloche de protection par-dessus.
  • Les Drosera les plus courants (Drosera capensis, Drosera aliciae, Drosera binata) craignent les gelées prolongées mais repartent des racines au printemps si leur feuillage disparaît, et dans la mesure où le pot n’a pas gelé durablement.
  • Cephalotus follicularis résiste à de faibles et courtes gelées dans certaines conditions (notamment grand volume de substrat) mais avec cette plante, personne ne tentera le diable :) Idéalement, une certaine fraîcheur est la bienvenue pour cette espèce, qui pourra alors fleurir et pousser vigoureusement par la suite.
  • Les Pinguicula du Mexique (Pinguicula ‘Tina’, Pinguicula ‘Sethos’, Pinguicula ‘Weser’…) doivent être tenu hors gel avec leur substrat bien sec !
  • Les Nepenthes, Heliamphora, Catopsis, Brocchinia, Utricularia tropicaux, Drosera tropicaux (Drosera adelae, Drosera madagascariensis), Drosera miniatures (Drosera scorpioides) ne peuvent pas être mis à l’extérieur, ou en serre froide (même hors gel) car dans leur milieu naturel, les journées sont toujours douces à chaudes, quelle que soit la saison.

Florent

Article original : http://www.plante-carnivore.fr/lhiver-saison-difficile-pour-les-plantes-carnivores/

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Les Drosera sont des plantes carnivores dont tout ou partie des feuilles est recouverte de tentacules à glu (mucilage) pour l’attraction, la capture et la digestion de petits insectes.

  • Drosera vient du grec ancien droseros (couvert de rosée). Le nom commun français rossolis est composé du latin ros (rosée) et solis (soleil). Les deux termes font allusion à l’aspect des plantes, dont les nombreuses gouttelettes de glu évoquent la rosée.
  • Les Drosera sont des plantes cosmopolites : on les trouve sur tous les continents. Elles sont notamment absentes des endroits très secs et/ou très froids. Même au sein du genre, certaines espèces sont connues sur plusieurs continents. C’est le cas de Drosera intermedia, qui pousse en Europe, aux États-Unis et en Amérique du Sud !
  • Hors espèces annuelles, un unique pied de Drosera peut vivre jusqu’à 50 ans, si les conditions le lui permettent.
  • Tous les Drosera peuvent replier leurs tentacules collants autour d’une proie pour l’immobiliser et permettre une meilleure digestion. Mais à ce jour, on connaît seulement 3 espèces qui ont une capacité motrice suffisamment développée pour être visible à l’œil nu : Drosera burmannii, Drosera sessilifolia et Drosera glanduligera, cette dernière étant de loin la plus rapide des trois.
  • Il est communément admis que le plus grand Drosera est Drosera regia. Il est sûrement le plus impressionnant à voir. Mais les mesures montrent que certains Drosera grimpants tels que Drosera gigantea et Drosera erythrogyne (Australie), bien que plus frêles, sont plus grands : leurs tiges peuvent dépasser 3 mètres !
  • Les Drosera produisent des racines traçantes plongeant parfois à plus de 30 cm de profondeur. Il arrive que ces plantes poussent dans des milieux très sableux, sujets à une sécheresse rapide sur une certaine profondeur. Il est donc important d’avoir des racines suffisamment profondes pour atteindre l’eau et pour s’ancrer assez solidement. Pour d’autres Drosera, c’est une réserve d’énergie qui leur permet de créer de nouvelles plantes pour remplacer celles qui ont péri dans un incendie. Les tubercules de certains Drosera australiens sont un type de racine napiforme.
  • Une plante inhabituelle dans la nature ne l’est pas forcément en culture. Drosera capensis, le Drosera le plus cultivé au monde, est rare dans son milieu naturel, qui n’embrasse une zone de quelques kilomètres carrés près du Cap, en Afrique du Sud.
  • Selon une étude récente, si les Drosera érigent de si grandes inflorescences, c’est avant tout pour placer les fleurs (souvent petites) à la vue des pollinisateurs, les plantes elles-mêmes étant souvent basses par rapport à beaucoup de végétaux.
  • Depuis des siècles, les Drosera sont utilisées comme plantes médicinales pour leurs composants stimulants et expectorants. Certains composants sont inclus dans des médicaments de soin des maladies respiratoires comme la bronchite. Ce ne sont pas les feuilles qui fournissent ces précieuses molécules, mais principalement les racines et les fleurs.
  • Une goutte de mucilage de Drosera peut s’étirer jusqu’à 1 million de fois sa taille. Les propriétés viscoélastiques remarquables de cette substance ont fait l’objet d’études poussées en vue de recréer des substances similaires voire de l’utiliser directement dans des applications médicales, brute ou en complément à des adhésifs synthétiques.
Drosera et proie

Le repli des tentacules au contact d'une proie est une caractéristique commune à tous les Drosera.

 

Florent

Article original : http://www.plante-carnivore.fr/10-anecdotes-autour-des-drosera/

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    • Florent: Elles vont dehors sans problème dès début mai. La germination se fera plus facilement en fin de [...]

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