Les maladies et parasites des plantes carnivores



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24 Mar 2009

Comme tous les autres végétaux, les plantes carnivores ne sont pas à l’abri des prédateurs, loin s’en faut ! Qu’ils soient animaux ou champignons, ceux-ci attaquent parfois de façon insidieuse et donnent du fil à retordre aux cultivateurs, même chevronnés. Nous allons passer en revue les parasites (notamment insectes) et les maladies (notamment champignons) susceptibles d’attaquer nos plantes, et donner des solutions adaptées à chaque cas. Cet article ne prétend pas à l’exhaustivité quant aux divers parasites susceptibles d’attaquer les plantes carnivores, mais ceux que vous rencontrerez en culture s’y trouvent.

I. Les insectes et autres phytophages

1. Pucerons Présentation Bien connus de tous ceux qui côtoient les plantes, les pucerons sont de petits insectes de 1 à 4 mm qui piquent les végétaux pour leur sucer la sève. Ils attaquent souvent en nombre, nombre qui ne cesse d’augmenter si aucune mesure n’est prise pour endiguer leur reproduction. Ils forment alors de véritables colonies. Ils se fixent préférentiellement sur les parties jeunes, plus tendres et riches en sève. Les bourgeons, jeunes tiges et hampes florales sont donc des cibles privilégiées. En conséquence, c’est toute la croissance des parties atteintes qui est affectée, et il en résulte des déformations et des trous. La plante perd peu à peu son énergie.

Pucerons sur Dionaea muscipula
Pucerons sur une hampe florale de Dionaea muscipula, causant sa torsion.

Parmi les plantes carnivores, celles dont les tissus sont suffisamment tendres constituent des terrains favorables pour les pucerons : Byblis, Dionaea, Drosera, Drosophyllum et Pinguicula sont les plus exposées. Les Sarracenia peuvent être parasités, mais dans une moindre mesure, étant donné que leurs tissus se solidifient rapidement. Les pucerons peuvent également piquer les hampes florales des Genlisea et Utricularia

.

Pucerons sur Dionaea muscipula
Pucerons sur Dionaea muscipula (les blancs sont morts).

Les pucerons sévissent surtout au printemps, mais on peut en apercevoir toute l’année tant qu’il ne gèle pas. Placés au cœur des rosettes des plantes, il n’est pas toujours aisé de les déceler. Des malformations sur les nouvelles pousses sont le signe de leur présence. À ce stade, il faut les éliminer.

Dionaea 'Akai Ryu'
Dionaea ‘Akai Ryu’ affectée au cœur de sa rosette de feuilles lors de leur formation.

Lutte

  • Si leur nombre est limité, et que les jeunes pousses ne semblent pas affectées, optez pour un retrait manuel avec un coton-tige humide. Cette méthode est indiquée en cas de présence faible et récente, quand les pucerons n’ont pas eu le temps de pondre leurs œufs.
  • Si la plante semble affectée ou que l’attaque est de grande ampleur (sur plusieurs de vos spécimens), il faut utiliser un anti-pucerons biologique systémique (qui passe par les tissus végétaux pour empoisonner les parasites), que l’on trouve facilement dans le commerce. Évitez les produits de type « traitement total », trop agressifs, et respectez scrupuleusement les doses indiquées. Renouvelez le traitement au bout de quelques jours si nécessaire, après éclosion des œufs, car ceux-ci ne sont pas atteints par ces produits.
  • Si vous ne voulez pas avoir recours aux produits chimiques et que la taille de votre pot vous le permet, immergez intégralement la plante dans de l’eau pendant 24 heures. Cela n’aura aucune incidence sur sa santé et va la débarrasser des pucerons de façon radicale.
  • L’élevage de larves de coccinelles est une solution intéressante si vous pouvez la mettre en œuvre. Elles dévorent volontiers les pucerons.

2. Cochenilles Présentation Malgré leur nom commun, elles n’ont rien à voir avec les chenilles. À la manière des pucerons, ce sont des insectes piqueurs-suceurs, autrefois appelés « poux des plantes » en raison de leur caractère coriace. Les 7000 espèces de cochenilles sont toutes des parasites potentiels pour les plantes, ce qui en fait un des insectes les plus nuisibles. Deux grands types de cochenilles s’attaquent aux plantes carnivores : les cochenilles à carapace, et les cochenilles dites « farineuses », en raison de la substance cireuse qu’elles sécrètent. Les premières ont l’allure de petites coques jaunes, brunes ou grises, plus ou moins bombées, qui se collent aux feuilles des végétaux. Darlingtonia californica, Nepenthes et Sarracenia sont les plus touchés, et dans une moindre mesure, Brocchinia et Catopsis peuvent également être atteints. Les secondes sont les plus redoutables, car leurs attaques se situent souvent au cœur des plantes. Difficiles à éliminer en totalité, elles sont particulièrement coriaces car protégées par leurs sécrétions filamenteuses. Les rhizomes des Sarracenia sont particulièrement enclins à se faire parasiter par les cochenilles farineuses. Les cochenilles attaquent au printemps et en été. La présence de taches blanchâtres, cotonneuses, sur la base du feuillage, indique que la plante est infestée par des cochenilles farineuses. Les autres forment des « spots » faciles à déceler.

Cochenilles à carapace sur Sarracenia psittacina
Cochenilles à carapace sur Sarracenia psittacina. Photo : Frédéric Berthe
Cochenilles à carapace sur Sarracenia x courtii
Cochenilles à carapace et fumagine (taches noires) sur Sarracenia x courtii
Cochenilles farineuses sur Drosera filiformis
Cochenilles farineuses sur Drosera filiformis

Lutte

  • S’il s’agit de cochenilles à carapace et qu’elles sont peu nombreuses, vous pouvez les éliminer en grattant les parties atteintes à l’aide d’un coton-tige imbibé d’alcool à 70°.
  • En cas d’attaques persistantes, pulvérisez une solution liquide composée d’eau et de savon noir.
  • En cas d’attaque de cochenilles farineuses, commencez par éloigner les plantes atteintes des plante saines, autant que possible.
  • Coupez systématiquement les parties atteintes. Jetez-les dans une poubelle ou brûlez-les.
  • Sur le reste de la plante, utilisez un anti-cochenilles systémique de préférence biologique, que vous prendrez soin d’utiliser en respectant scrupuleusement les doses indiquées. L’élimination totale et radicale des cochenilles, notamment farineuses, ne peut être effective qu’en mettant la plante racines nues, et en la trempant dans un seau d’eau mélangée avec le produit, pendant 24h. Exception : les Drosera, sur lesquels il est préférable d’effectuer traitement en pulvérisation sur le pied sans le déraciner, et de recommencer si besoin.

3. Acariens Présentation Les acariens sont de petits Arachnides suceurs parfois invisibles à l’œil nu. Ceux qui attaquent les espèces végétales sont communément appelés « araignées rouges ». Pour autant, ce ne sont pas des araignées à proprement parler, et de surcroît, ils sont souvent jaunes. Parmi ces « araignées rouges », l’acarien qui nous intéresse est le tétranyque tisserand. Ses attaques sont bien souvent discrètes, et sur les plantes carnivores, il cause moins de dommages que les pucerons. Ses attaques sont favorisée par un temps chaud et sec. Lutte

  • Douchez abondamment la plante, de préférence le soir. Le tétranyque tisserand déteste l’humidité.
  • Si les attaques persistent, procurez-vous un acaricide spécial « araignées rouges ». Les produits à base de dicofol sont les plus efficaces car leur potentiel d’action va de l’œuf à l’adulte.

4. Aleurodes Présentation Les aleurodes sont de petites mouches blanches (2 à 3 mm)  qui trouvent leur compte chez les plantes à mucilage telles que les Drosera, Drosophyllum, Ibicella lutea et Proboscidea louisianica. Ce n’est pas sans risques pour les aleurodes elles-mêmes, toujours susceptibles de se faire capturer par les plantes qu’elles attaquent. Les feuilles attaquées deviennent grasses et susceptibles d’être recouvertes de fumagine (voir partie « les champignons et autres micro-organismes »). En climat tempéré, les aleurodes prospèrent principalement dans des lieux où le climat est contrôlé, typiquement les serres. Elles sont beaucoup moins fréquentes en culture à l’extérieur, et plus faciles à éliminer.

Aleurodes piégées sur des feuilles de Pinguicula
Aleurodes piégées sur des feuilles de Pinguicula

Lutte

  • Pulvérisez une solution liquide composée d’eau et de savon de Marseille fortement dilué.
  • Le recours à des produits spécialisés n’est pas conseillé en raison de l’adaptation des aleurodes à ces produits, et de l’action phytotoxique qu’ils peuvent avoir sur les végétaux traités.
  • Cultivez des Pinguicula à proximité 😉 (voir ci-dessus)

5. Chenilles, limaces, escargots… Présentation Ce sont des phytophages connus de tous, qui n’épargnent pas nos plantes carnivores. Attaquant principalement au printemps et en été et de nuit, leur consommation peut faire disparaître une jeune pousse en un seul repas. Leur passage laisse des traces évidentes, comme des feuilles dévorées partiellement ou totalement, des traces de mucus pour les gastéropodes et des excréments. Les Sarracenia et Pinguicula sont très concernés. Attention, ces dernières peuvent disparaître totalement en une seule nuit ! Leur feuillage tendre et leur placement à ras du sol en font des mets de premier choix. Quant aux Sarracenia, les jeunes urnes en formation et les boutons floraux sont les plus prisés. Curieusement, les limaces et les escargots ne mangent jamais les dionées, mais se retrouvent parfois coincés dans leurs pièges. La chenille appelé « ver gris » est particulièrement dérangeante car elle attaque sous terre. Lutte

  • Traquez-les ! Retirez-les manuellement le soir venu ou en début de nuit
  • Surfacez votre pot avec du sable de quartz. Dur et coupant, il dissuadera les gastéropodes de s’aventurer sur le territoire de votre plante ! Un tel surfaçage permet également d’éviter les projection de tourbe quand il pleut et lors des arrosages, ainsi que de limiter la chauffe de la tourbe en cas de températures élevées.
  • Utilisez un anti-limaces contenant un répulsif pour les animaux de compagnie (Bitrex). Le produit se présente généralement sous forme de granulés, à répartir avec parcimonie autour du pot (et non pas sur le substrat lui-même). Au bout de quelques jours, retirez les granulés pourris ou endommagés qui n’auront pas été consommés.
  • Utilisez un insecticide anti-chenilles. Ceux-ci sont efficaces sur les sujets jeunes mais beaucoup moins sur les adultes. Pour lutter contre les chenilles souterraines, arrosez fréquemment.

II. Les champignons et autre micro-organismes

1. Fumagine Présentation Elle est causée par un champignon qui donne l’impression que les feuilles sont couvertes d’une poudre grisâtre ou noirâtre. Plutôt bénigne en elle-même, elle est néanmoins souvent le signe d’une fragilité causée par une attaque plus grave (présence de pucerons ou cochenilles par exemple). Le champignon responsable de la fumagine a en effet tendance à se développer sur leurs excréments. Si elle est présente de façon périodique et sur de petites surfaces, la gêne n’est que d’ordre esthétique. En revanche, si elle a tendance à se répandre, cela peut entraver la photosynthèse et donc la croissance de la plante, voire l’asphyxier. La famille des Sarraceniaceae est de loin la plus sujette à la fumagine, et ce en toutes saisons, mais son développement est favorisé lors des périodes sombres et humides.

Fumagine sur des urnes de Sarracenia purpurea
Fumagine sur des urnes de Sarracenia purpurea de la saison précédente. Le dessèchement des urnes fait partie du cycle de la plante et n’est pas causé par le champignon.
Fumagine sur des urnes de Sarracenia purpurea
Fumagine sur des urnes de Sarracenia purpurea de la saison précédente.

Lutte

  • En cas d’attaque de faible envergure, nettoyez la partie atteinte avec un coton imbibé d’alcool à brûler fortement dilué dans de l’eau.
  • En cas d’attaque importante, coupez et détruisez toutes les feuilles atteintes.
  • Identifiez l’éventuel parasite responsable et traitez en conséquence.
  • Pour éviter le retour de la fumagine, évitez d’arroser le feuillage ou de créer trop d’humidité autour de la plante.
  • En prévention, le purin d’ortie est efficace.

2. Botrytis Présentation L’espèce Botrytis cinerea est celle qui nous intéresse. C’est un champignon redoutable susceptible d’attaquer toutes les parties d’une plante, à tous les stades de croissance et qu’elles soient vivantes ou mortes. Il engendre une nécrose fulgurante, profonde, avec en surface une couche de spores grise plus ou moins épaisse (d’où son nom de « pourriture grise »), ne laissant aucun doute sur la nature de la maladie. Comme beaucoup d’autres champignons, son développement est favorisé par une humidité élevée, un manque d’aération et une lumière faible. Dans nos cultures de plantes carnivores, il affecte donc souvent les plantes cultivées en terrarium ou en serre, mais peut aussi se rencontrer à l’extérieur quand le temps est durablement humide. Cephalotus follicularis y est particulièrement sensible, ainsi que les Drosera, et les plantes de la famille des Sarraceniaceae. Les rhizomes de ces derniers en sont souvent victimes car situés en zone très humide.

Lutte

  • En prévention, aérez régulièrement vos cultures et veillez à leur apporter suffisamment de lumière. Si une plante est atteinte, éloignez-la des autres au plus vite.
  • Une méthode sans produits consiste à mettre la plante entièrement à nu, couper et jeter ou brûler les parties mortes, la nettoyer soigneusement à l’eau (enlever toute trace de tourbe) et la replanter dans un nouveau pot avec un substrat neuf. Cette méthode n’est efficace qu’au début de l’infection.
  • Sinon, utilisez un fongicide, sans surdoser. Alternez les produits, de façon à ce que le champignon ne puisse pas s’accommoder à une molécule en particulier. Cherchez un produit contenant de l’imidaclopride, de l’aliette ou du bénomyl. Supprimez toujours les parties mortes. Faire tremper la plante dans le produit dilué à l’eau peut lui être salutaire.
  • Il semblerait que le cuivre soit toxique pour B. cinerea. Essayez alors de placer un élément en cuivre à proximité.

3. Oïdium Présentation Oïdium est le nom générique donné à une maladie causée par plusieurs champignons dont l’action donne un résultat similaire, à savoir une moisissure blanchâtre semblable à de la farine, qui recouvre le feuillage des plantes (notamment les parties jeunes). Cette moisissure particulièrement « contagieuse ». Elle prolifère préférentiellement par temps chaud et humide, et son développement est favorisé par des écarts de température entre le jour et la nuit. C’est donc au printemps et à la fin de l’été qu’on constate le plus d’attaques. À noter que l’oïdium est plus fréquent dans le sud de la France, dans une zone allant de l’Aquitaine au sud des Alpes en passant par les zones côtières de la Méditerranée, très exposées, à l’exception des Alpes-Maritimes. Les Sarracenia, Nepenthes et surtout Cephalotus follicularis sont les hôtes les plus communes.

Lutte

  • Si vous vous trouvez dans une région à risque, évitez d’arroser le feuillage lorsqu’il fait chaud, et dégagez rapidement la plante de ses feuilles mortes pour que l’humidité ne s’y concentre pas.
  • Si une plante est atteinte, éloignez-la des autres au plus vite.
  • Coupez et débarrassez-vous des parties mortes, puis utilisez un fongicide systémique contenant du propiconazole ou du myclobutanil aux doses indiquées. Les produits indiqués contre la « maladie des rosiers » conviennent.

4. Pythium Présentation Le pythium est un micro-organisme semblable à un champignon. Il est responsable de ce qui est appelé « fonte des semis », c’est-à-dire la nécrose des très jeunes plants à peine germés ou en cours de germination, et pire, le pourrissement des racines des plantes. Le caractère foudroyant des attaques de pythium complique sensiblement les soins, d’autant plus que ce sont les parties souterraines qui sont touchées. Les effets se voient bien souvent quand il est trop tard pour sauver l’intégralité de la plante : les feuilles, privées d’eau, se ramollissent et se dessèchent depuis leur partie supérieure. Si rien n’est fait, une plante adulte peut sécher en quelques jours. L’apparition de ce micro-organisme est causée par un excès d’humidité. Il est parfois déjà présent dans l’eau d’arrosage. Toutes les plantes carnivores peuvent être attaquées, mais les Sarraceniaceae sont les plus susceptibles de l’être.

Conséquences de l'attaque d'un Pythium sur un Sarracenia
Conséquences de l’attaque d’un Pythium sur un Sarracenia. Photo : Pascale Munier

Lutte

  • En prévention, aérez régulièrement et vérifiez que l’eau d’arrosage utilisée est saine et n’a pas stagné trop longtemps.
  • Traitez le plus rapidement possible avec un anti-pythium du commerce (demandez conseil) en respectant les indications.
  • Si les feuilles sont déjà sévèrement atteintes, dépotez la plante, coupez les racines atteintes (reconnaissables à leur couleur orangée), pulvérisez de l’anti-pythium et rempotez dans un substrat neuf.

5. Phytophthora Présentation Le genre Phytophthora comprend de nombreuses espèces de micro-organismes notamment responsables du fameux mildiou, une maladie destructrice. Les feuilles se couvrent de taches orange à marron et finissent par sécher. Une plante atteinte, même très robuste, n’a que peu de chances d’y survivre. Heureusement, ses attaques ne sont pas très fréquentes chez les carnivores. Son apparition peut être favorisée par un arrosage abondant du feuillage aux heures chaudes. Lutte La seule action véritablement efficace est préventive (avant l’apparition de la maladie) mais il est difficile de prévoir les attaques. Le cas échéant, dès les premières manifestations de sa présence, isolez la plante infectée, coupez et détruisez les parties atteintes, puis traitez à l’aliette, produit que l’on trouve dans le commerce. N’augmentez pas la dose car cela pourrait être fatal pour la plante.

Pour conclure… Les plantes carnivores peuvent donc subir les assauts de multiples parasites. Néanmoins, quand une plante ne semble pas se développer harmonieusement ou n’a pas un bel aspect, il faut avant tout s’interroger sur ses propres conditions de culture. Sinon, cela peut mener à des interventions inappropriées (traitement chimique, dépotage…) qu’il faut bien entendu éviter pour avoir une chance de garder sa plante en vie. En outre, tous les organismes qui se développent et vivent aux côtés des plantes ne sont pas forcément pathogènes, loin de là. Ainsi, rien ne sert de vouloir désintégrer la moindre « bestiole » qui se promène sur elles !  Quoi qu’il en soit, prendre le temps de mener une bonne réflexion évite les mauvaises surprises et les regrets !

Nous sommes preneurs de toute photographie montrant des plantes carnivores parasitées ou malades. Elles seront publiées dans cet article, avec votre autorisation. Merci de les envoyer à florentchouffot@karnivores.com.


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77 réponses à Les maladies et parasites des plantes carnivores

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Candice

samedi 26 Juin 2010 at 22:56

Bonsoir,

Ma Drosera Binata qui était énorme et fournie cette année (environ 15 feuilles, pour sa deuxième année de culture et son premier hiver dehors) a commencé à produire 3 hampes florales. Puis les pièges ont commencé à mourir, devenir noirs, sans sécher et ramollir, jusqu’à ce que le bas de la tige soit noire elle aussi. Les jeunes feuilles ont ensuite été atteintes et les hampes florales aussi. C’est comme si elle avait complètement pourri. Pas la moindre trace de moisissure, pas d’insectes, elle avait produit un deuxième pied qui est indemne et dans ce pot se trouvent également trois drosera capensis qui ne présentent absolument aucun signe d’atteinte. Aujourd’hui j’ai enlevé tout ce qui restait, elle a complètement disparu! Qu’est ce donc?

Autre chose, dans le commerce, j’ai trouvé des bidons de 5L d’eau déminéralisée Casino, sauf qu’il est interdit de la boire et qu’il est conseillé dessus d’appeler le centre anti-poison en cas de la moindre absorption. Sauf qu’il n’y a pas d’étiquette d’ingrédient! Avez vous eu écho de la présence d’additifs nocifs pour les plantes dans ces eaux déminéralisées destinées au fer à repasser?

Merci de votre réponse

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URIEN

lundi 28 Juin 2010 at 12:05

Bonjour,

J’ai des pucerons sur plusieurs de mes plantes carnivores dont une qui est bien malade. J’ai utilisé un insecticide polyvalent systémique  » Bayer  » c’est bien comme produit pour les plantes ??

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Florent

lundi 28 Juin 2010 at 13:37

Bonjour,

Candice, il arrive que les Drosera soient très affectés par leur production de fleurs, qui est coûteuse en énergie. Une floraison aussi abondante a pu avoir raison du pied mère. C’est pour cela qu’ils produisent parfois un ou plusieurs pieds annexes. Ce phénomène semble assez marqué chez Drosera binata. En tout cas, la mort après floraison n’est pas rare chez lesp lantes en général ! On ne peut éviter cela qu’en coupant les hampes florales.

Quant à l’eau déminéralisée, il est effectivement déconseillé de la boire car elle n’est pas adaptée à la consommation : elle peut poser des problèmes aux reins (cela dit il faut en boire beaucoup pour risquer quelque chose). Si rien n’est indiqué sur l’étiquette, c’est que rien n’y est ajouté, vous pouvez donc arroser vos plantes sans problème !

Urien, il est préférable de choisir un insecticide spécialisé contre les pucerons plutôt que quelque chose de « polyvalent » qui contient plusieurs actifs. Un anti-pucerons contient un actif contre les pucerons, c’est bien suffisant d’une part, et cela évite à la plante une éventuelle souffrance supplémentaire d’autre part.

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candice

mardi 29 Juin 2010 at 21:06

Merci beaucoup pour cette réponse Florent, d’autant que j’arrive à la fin de ma réserve d’eau de pluie (j’ai mis des amis à contribution!). Bonne soirée!

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barbara

mardi 06 Juil 2010 at 14:56

bonjour, j’ai une sarracénia depuis quelques année (4 ans environ) qui a bien poussée jusque la. Je l’avais rempotée à l’époque dans du terreau et toujour arrosée avec de l’eau de ville. Elle faisait plusieurs fleurs par an. Depuis le début de l’hiver dernier, ses feuilles se tachent de points rouges puis sèchent du haut vers le bas. Je l’ai rempotée dans de la tourbe blonde et je lui donne de l’eau de pluie ou déminéralisée. Mais le problème continue. J’enlève les feuilles malades au fur et à mesure, mais bientôt, il n’y en aura plus!! Qu’est ce que c’est et que dois je faire? Merci

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Florent

mercredi 07 Juil 2010 at 15:20

Bonjour Barbara,

Je ne pense pas que l’assèchement des feuilles et les points rouges soient liés. En tout cas, vous avez bien fait de rempoter dans la tourbe blonde. Maintenant-la bien humide, et la plante au soleil. Surveillez l’apparition de nouvelles feuilles et vérifiez leur aspect… Une absence de feuilles ne signe pas la mort d’un Sarracenia, car tous se passe au niveau du rhizome et des racines.

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URIEN

samedi 10 Juil 2010 at 12:57

Bonjour,

J’ai un problème avec mes Drosera, les nouvelles tiges noircissent sur les pointes, de quoi cela peut venir, la chaleur ?
J’ai eu il y a environ 2 semaines des pucerons que j’ai éliminer.

Merci !

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Florent

lundi 12 Juil 2010 at 8:53

Bonjour,

La chaleur, un air trop sec, un soleil trop violent… cela peut être une des trois causes ou un peu des trois. Ce problème est souvent atténué en mettant simplement les plantes à l’ombre toute la journée !

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URIEN

lundi 12 Juil 2010 at 16:28

Ok Merci ! Les plantes sont placés dans un terrarium avec leur pot et 1 cm d’eau, le tout sous un banc donc a l’ombre, je pense donc que c’est la chaleur et l’air trop sec !

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Sébastien

lundi 12 Juil 2010 at 20:38

Bonsoir,

Ma dionaea a fleurie il y a 3 mois,maintenant elle est fannée.
J’aimerais récolter les graines afin de pouvoir les planter l’année prochaine.
Quand dois je les cueillir?

Merci d’avance.

PS:Vos réponses sont top.Continuez!

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Sébastien

lundi 12 Juil 2010 at 20:43

J’ai oublié de dire qu’au bout de ma hampe florale il y a cinq feuilles qui ont poussé en l’air!
Apparemment c’est un phénomène rare et souvent du à des variations de température avant la floraison…
Êtes vous de ce point de vu?

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samii

lundi 12 Juil 2010 at 23:48

Bonjour sebastien,

tiens moi aussi j’ai eu sa sur ma dionaea d’ailleur le piège y est toujours mais je ne c’est pas si ont peut le bouturer.

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fanny

vendredi 13 Août 2010 at 11:43

bnjrs

mes plantes sont en train de se faire dévoré par les pucerons , si je l’ai trampe ds l’eau es que l’eau doit être de l’eau déminéralisé ?
et pour mes Sarracenia es que je dois les trampé jusqu’a se que la tête soi sous l’eau ?

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Florent

mardi 17 Août 2010 at 10:01

Bonjour Fanny,

L’eau peut être du robinet, car il ne s’agit que d’un trempage temporaire.
Pas besoin de tremper les Sarracenia jusqu’à la tête, en principe seules les parties jeunes, donc basses, sont touchées.
Un traitement chimique reste le meilleur moyen de se débarrasser des pucerons.

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Maëlle

samedi 12 Mar 2011 at 11:01

Bonjour,
j’avais laissé un commentaire sur le dessèchement de mon népenthès, vous n’aviez pas trouver de solution, or cela continue. Est ce que c’est possible qu’une invasion de moucheron puisse causée cela. Je trouve sur toutes mes plantes des espèces de larves qui ne font pas plis d’ 1mm de long. Comment est ce que je peux faire pour m’en débarrasser ? Toutes mes plantes sont concernées : palmier, bananier, népenthès … Par jour je trouve environ une centaine de cadavres de moucheron rassemblés autour de mes pots de fleur ?

Merci pour votre réponse, je ne sais plus quoi faire ….

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Florent

lundi 14 Mar 2011 at 11:36

Bonjour Maëlle,
Pour les moucherons, cela m’étonnerait qu’ils soient la cause de votre problème. Est-ce qu’il y a des soucoupes d’eau sous les pots de votre culture ?
Il serait sans doute intéressant de dépoter la plante et d’inspecter soigneusement le substrat, avant de le jeter et de le remplacer par un mélange pour Nepenthes tout frais.
Sinon, contre les moucherons, une arme efficace s’appelle Drosera !

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thomas

samedi 21 Mai 2011 at 19:19

bonjour voila 3 ans que j’ai une tres belle sarracenia mais voila cette annee au lieu de me faire de jolies tube grande avec une large ouverture elle me fait des tout petit et certain son completement deformer a votre avis qu lui arrive t il et quelle solution pourrai je apporter merci

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Sarah

lundi 30 Mai 2011 at 10:06

Bonjour!
J’ai deux nepenthes de votre cru depuis quelques mois, qui se portaient très bien jusqu’à ce que je les confie à quelqu’un qui les a mises sous serre. Depuis, les feuilles les plus anciennes sont couvertes d’une moisissure cuivrée. Je n’ai malheureusement pas de photo car j’ai immédiatement coupé les feuilles atteintes.

Est-ce bien une moisissure? Si oui laquelle? Y a-t’il un risque pour mes plantes de récidive et que puis-je faire?

Merci d’avance de vos conseils!

Signé : une cultivatrice inquiète

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Sarah

lundi 20 Juin 2011 at 22:13

Bonsoir!
Concernant ma moisissure cuivrée, j’ai enfin des photos, si ça peut être utile à votre diagnostic ou juste pour illustrer le blog…
Il me faut juste une adresse!

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Florent

mardi 21 Juin 2011 at 12:10

Bonjour Sarah, envoyez-les à contact@karnivores.com 😉

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Jordan

samedi 02 Juil 2011 at 18:29

Bonjour,j ai peur sur ma sarracenia psittacina :

Les nouvelles urnes,des qu on les touche,elles se cassent,j ai vu des sortes de vers blanc,qu es que c est ??
Aidez moi !

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Florent

lundi 11 Juil 2011 at 13:09

Jordan, les urnes de S. psittacina sont naturellement plutôt cassantes.
Pourriez-vous envoyer une photo à l’adresse ci-dessus où l’on verrait ces petites choses blanches ?

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kevin

samedi 16 Juil 2011 at 16:14

bonjour
ma dionée est malade je ne sais plus quoi faire
les feuilles noircissent les pièges ne se ferment plus
le pseunobulbe qui est en bas noirci et moisi
est-il encore temps de la sauver ?

merci de vos réponses

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Florent

lundi 18 Juil 2011 at 8:13

Bonjour Kevin,

Avez-vous consulté la page consacrée à la dionée ? Notamment la partie culture et questions fréquentes, vous y trouverez des pistes sérieuses.
Sinon, nous pouvons en discuter par mail à contact@karnivores.com (précisez vos conditions de culture 😉

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Alexandre

lundi 15 Août 2011 at 15:39

Bonjour,

Me revoilà après un rempotage réussi ^^ Merci! 😉

Cela dit, c’est a nouveau inquiet que j’arrive.
En effet, j’ai deux soucis, dont l’un est peut etre lié a l’autre, que sais je ?
1/ Dans le pot de ma dionée (plastique), il y a une multitude de petits insectes gris/noir, qui grouillent dans le substrat. Ils ne montent en aucun cas sur la plante. J’en ai trouvé dans le pot de ma gardenia et de ma chalancoe, mais pas dans ceux de mes cactus qui sont tres secs. Je pense donc qu’ils sont là a cause de la grande humidité… Soint ce des collemboles? les miens ne semblent pas sauter… et les collemboles semblent arriver lorsque la plante voit ses racines pourrir ou que le terreau est trop vieux. Mon substrat a tout just deux mois, et ma plante doit etre toujours en terreau tres humide (n’est ce pas?). Est ce grave?
2/ Mais surtout, ma dionée et normalement ‘amoureuse’ du soleil. Je l’ai placée donc en soleil direct cet ete, mais cela a brule litteralement certaines feuilles et pieges! Je l’ai laissé se remettre puis j’ai coupé les pieges trop abimés, elle a bien mis deux semaine avant de reprendre sa croissance. Mais voila que depuis ce week end, apres deux semaines de croissance normale, elle commence a jaunir/noircir…par les bord des feuilles. Que lui arrive-t-il?

Elle est encore jeune, et je crains qu’elle ne meure. d’ailleurs, je n’arrive pas a comprendre pourquoi les pieges meurent avant de rougir… je ne l’ai jamais vu rouge…

Je suis un peu perdu donc…

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Florent

mardi 16 Août 2011 at 8:19

Bonjour Alexandre,

Est-il possible de m’envoyer quelques photos par mail ? C’est toujours très utile pour faire un diagnostic, en complément des explications 😉

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Alexandre

mardi 16 Août 2011 at 21:31

Mail parti a contact@karnivores.com 😉 merci encore!!

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